Vin de couscous

Quel vin avec un Couscous royal ?

C’était le jeu du jour avec deux concurrents bien différents: un Giocoso du domaine de l’Oustal Blanc qui avait mes faveurs et un Maghani 2006 (je me suis trompé de millésime, c’est un 2004 que je voulais prendre dans ma cave) qui était là un peu en pirate pour voir ce que cela donne.
Le Domaine de l’Oustal Blanc est largement commenté ici. Si vous voulez tout savoir sur Les époux Fonquerle et en connaître un peu plus sur leurs techniques de vinification, je vous invite à lire ce compte rendu de ma visite chez eux l’année dernière.

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Giocoso 2007: Minervois, carafé 1 heure – 15 euros
70% de Grenache (élevage en cuve) 20% de Syrah et 10% de Carignan (tous élevés en futs de 1 vin)
Nez très mûr, ambiance pruneau, fruits noirs et cerise burlat, élevage maitrisé, notes d’agrumes, d’orange sanguine. Très beau toucher de bouche, tanins élégants, bouche présentant un équilibre parfait, grande allonge et finale veloutée sur le café, le chocolat et les épices.
Je n’ai qu’une chose à dire: un accord parfait sur l’agneau et les merguez, un vin qui a ravi toute la tablée sur ce plat marocain.
Très bien, à boire maintenant.

giocoso
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Maghani 2006: Saint Chinain du domaine Canet Valette, carafé 1 heure – 22 euros
Terroir argilo-calcaire. Rendement de 18 à 22 hl/ha. Raisins égrappés depuis le millésime 1996. Cuvaison de 70 à 90 jours selon le millésime. Pigeage au corps. Elevage de 36 mois dont 24 mois en barriques pour 50 % du vin. Mise en bouteilles sans collage ni filtration.
>> Nez sauvage, notes de fleurs bleues, violette et pivoine, notes fumées assez présentes, notes de tabac blond, fruits rouges et griotte. Attaque en bouche soyeuse, vin puissant, structuré mais qui joue sur le registre de la finesse. Belle cavalerie de tanins, registre de fruits rouges et de notes animales. Un vin tannique (en l’état actuel), d’une belle profondeur et d’une grande finesse qui mérite quelques années de garde supplémentaires en cave et qui mérite surtout un autre plat. Je verrais bien sur ce Maghani une volaille de Bresse aux ceps et ail confit, un quasi de veau, une bécasse et griottes, une palette de porc en cocotte au four.
Très bien, à attendre.

La robustesse du Giocoso l’emporte sur cet accord met vin, sans l’ombre d’un doute, mais la finesse de la cuvée Maghani devrait réjouir nos papilles d’ici quelques années.
Sur ce plat emblématique du Maroc, et déjà testé, un superbe Costières de Nîmes du château Mourgues de Gres sera aussi à son aise.


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