Grand tasting 2009 Paris – épisode 2

grand_tasting-2009Grand tasting 2009 Paris – épisode 2

Plus de 300 producteurs réunis au même endroit, tous reconnus pour la qualité et le sérieux de leur production… Le choix est cornélien, nous errons donc un petit moment le temps de prendre nos marques et découvrir le salon du grand tasting.  Nous commençons notre visite et nous arrêtons au hasard des stand: 1er arrêt au stand de Malartic Lagravière, célèbre vin de Pessac-Léognan pour une petite verticale avec des vins d’une très grande homogénéité et qualité; je dois avouer que j’ai un peu suivi de loin cette dégustation car en face, il y avait le stand d’Hervé Bizeul (Clos des fées)et je voulais a tout pris gouté sa petite Sibérie , parcelle unique d’un hectare de vieilles vignes de Grenache noir…. travail de la vigne hors normes, production confidentielle et prix en adéquation de la rareté.
P1030815 Ah mon Dieu…. que c’est bon cette Petite Sibérie: robe opaque, bouche dense, très concentrée, épicée, notes de confiture de cerise, de pruneau, réglisse, notes mentholées, tannins (déjà) soyeux, croquant à souhait, grande fraicheur, un vin d’une grande classe avec une grande allonge; certains diront que c’est too much mais moi j’aime le Grenache quand il est traité comme ça, un grand moment; seul le prix affiché de 200€ me retient de commander une caisse de 12….. Tandis que je sirote tranquillement mon verre de Petite Sibérie accoudé au comptoir du sieur Bizeul, j’aperçois du coin de l’œil non loin de là Jean luc Thunevin himself… arrêt programmé et obligatoire sur son stand.

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–::– Jean luc Thunevin à la barre dans son numéro de lap dance, Matthieu me semble t-il (La dominique), une jolie brunette dont je ne connais pas le prénom, la charmante Mireille et christophe attentif aux propos du maitre  Es Vinus y banqus –::–

P1030819Dégustation rapide de la gamme que je connais déjà… va comprendre Charles, 300 producteurs dont certains que je ne connais absolument pas et me voila sur un stand ou j’avais déja pratiquement tout gouté : Bad Boy 2006, Valandraud 2007 (Bien compte tenu des conditions du salon pour déguster un tel vin), un Roussillon Thunevin-Calvet à 18€ (très friand et très bon rapport Q/P), le Maury de la même maison (très bon aussi), et le Haut Carles 2007  qui est pour moi le meilleur rapport Qualité/prix de la rive droite (Bien mais loin à l’heure actuelle du niveau des 2001 et 2005 goutés  très récemment et qui sont d’une très grande classe);   P1030821Bref, un stand qui proposait de très beaux nectars et un accueil des plus chaleureux (je tiens à le souligner). Merci Jean Luc pour ton accueil et ta gentillesse car j’imagine que toute la journée à répondre à des questions assis au bout de ton stand… ça ne doit pas être très facile; merci aussi à toute l’équipe qui affichait un sourire radieux et une très grande amabilité.. ça parait débile de dire ça mais c’était loin d’être le cas sur tous les stands (le temps de la police française sous Vichy est révolue donc je ne donnerai pas le nom d’un viticulteur alsacien fort peu aimable…).
Une demi heure de papotage plus tard, nous voilà reparti vers de nouvelles aventures jusqu’à un stand sélectionné au préalable par Christophe et où, je dois l’avouer, je ne me serais pas arrêté de moi même. Voici surgir du milieu de la foule en délire le stand de la cave de l’Abbé Rous: Appellation Collioure et Banyuls.

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Cave de l’Abbé Roussite internet: nous avons dégusté toute la gamme présente

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Cornet et Cie blanc 2008: tendu, minéral, fruits blancs (pêche) et fruits du verger (abricot), notes d’agrumes, un beau vin.. – Bien + (11€)
Collioure « In Fine » blanc 2008: 100% bois neuf, vieilles vignes de Grenache gris, même registre que la cuvée de base mais avec des notes lactées, fumées, toastées et beaucoup plus de gras en bouche, très beau vin mais élevage beaucoup plus présent à l’heure actuelle- Bien, je lui préfère la cuvée de base plus en tension, certes plus simple mais plus à mon gout . (16.50€). Vins parfaits à boire dés maintenant, peuvent être gardés 2/3 ans et se marieront à merveille avec un poisson grillé à chair blanche; ces 2 bouteilles sont une véritable découverte pour moi qui était resté sur des dégustations de Collioure  blancs vraiment patauds et lourdingues pour ne pas dire autre chose.
Nous avons ensuite gouté les 2 cuvées rouges Cornet et Cie et In Fine: rendements faibles autour de 35-40 hl/ha sur les fruits noirs, notes de noyau, d’amande, de réglisse, vins empreints d’une belle minéralité, bien faits mais en dessous des blancs à mon gout.

Allez, un dernier Collioure pour la route:
P1030832la cuvée Cyrcée 2007

(GSM: Grenache, Syrah, Mourvèdre)
, vendanges manuelles avec tri selectif, selection drastique des meilleures parcelles pour constituer ce Collioure etc., 100% bois neuf, élevage sur lies, très toasté, notes de café marquées, fruits noirs et épices (+++), tannins très soyeux, sensation de surmaturité et bouche très ample et concentrée, drôlement bon… (24€)

On continue avec 2 Banyuls:
P1030833Banyuls mutés sur grains cuvée Helyos 2004: 100% grenache noir et ca se sent ! Un fruit TRÈS présent sur la mure, le cassis, la myrtille,  la figue,  le chocolat, c’est croquant, frais, la bouche est dense et la longueur remarquable; c’est simplement bon et ça appelle incontestablement un moelleux au chocolat ou pourquoi un beau déssert à base de chocolat et de framboises – Très bien (30€)


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Banyuls Grand Cru Christain Reynal 1995 – production: 7000 cols, élevé 6 ans en foudres de chêne: couleur tuilée,  on passe ici dans un autre monde avec des notes nettement plus oxydatives; au nez, des notes de cire d’abeille, de miel, de caramel, d’épices, de curry (+++), de rancio… grosse complexité. En bouche c’est un festival de sensations avec des notes d’abricot sec, de figue et de pruneau, d’orange amère, de mandarine, de noix, de café, j’en passe et des meilleures, longueur interminable. Excellentissime (30.50€). Foie gras poelé ou mi-cuit ou simplement seul en fin de repas avec un Lancero de chez Cohiba (faut juste avoir un peu de temps devant soi mais ce vin le mérite)… A noter que servi frais par l’équipe du stand, ce Banyuls s’est révélé excellent mais que 10 minutes plus tard, à une température bien supérieure, il appelait à coup sûr le fauteuil club et le feu de cheminée…
En résumé, 2 Banyuls vraiment différents pour 2 usages diamétralement opposés mais de grande qualité.
La cave de l’abbé Rous: une adresse à recommander sans aucune hésitation avec une production homogène et de haut niveau !
Nb: grand merci de l’accueil très chaleureux et passionné.

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P1030843Brève halte au stand  Sociando Mallet où il est possible de gouter des vins de 2001 à 2006… euh, honnêtement, je dois être passé à coté ou alors le Banyuls m’avait « ruiné » le palais mais je n’ai rien trouvé de transcendant compte tenu de la réputation du domaine… Il parait évident aussi que ces vins étaient loin de leur maturité, à revoir donc.

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P1030846Arrêt rapide chez Joseph Drouhin, maison reconnue de Bourgogne, pour gouter Le clos des Mouches 2007: belle tension, notes florales, vin très minéral, avec de belles notes grillées, notes d’amande et un Chambolle Musigny 2007, nez élégant, notes acidulées sur la fraise, les fruits à noyau, la violette , belle fraicheur.

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P1030847Le stand d’après est tenu par la maison Ferraton (qui appartient désormais à la respectable maison Chapoutier) ou nous avons dégusté la gamme d’Hermitage Ferraton.
Hermitage  « Les Miaux » 2006 – production de 3000 bouteilles/an – 91-94 / parker
Coulis de framboise, fruits noirs, notes sucrées, amande, notes patissières, belle acidité avec de grosses notes florales en bouche.
Hermitage « Les Donnières » 2006 – production: 1200 bouteilles/an – 92-94 / parker
Notes de graphite, d’épices, de mûre, de fleurs (violette, iris et bleuet), beaucoup plus intense et plus dense en bouche que la cuvée précédente, petits fruits rouges et réglisse.
Hermitage « Le Méal » 2006 – 100% Syrah – 93-95 / parker
Petits fruits noirs, violette ++, vin dense et structuré, on sent la puissance retenue, c’est un vin loin de son apogée que j’ai du mal a apprécier en l’état …
Pas facile d’apprécier ces vins dans leur jeunesse, les conditions du salon n’aidant pas, nos sensations ont été mitigées au sortir de ce stand pour tout dire.

A suivre

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