Pompadour 2007 – AOC Corbières – cave de Castelmaure

P1020864Pompadour 2007 – AOC Corbières – cave de Castelmaure – 7.90€ site internet

Cépages : carignan 50%, grenache noir 20%, syrah 30%
Terroir : ½ schistes, ½ calcaires
Vinification et Traitements: grenache noir égrappé, autres cépages macération carbonique, pressurage pneumatique et fins de fermentation à 25°. 2 soutirages, élevage en cuve puis en barriques bordelaises de 220 litres, mise en bouteille avec légère filtration.
Accord met/vin : température de service à 18° – poulet fermier  sauté aux morilles, rougets vendangeurs, gigot d’agneau du Pays cathare au thym (plats conseillés sur le site web).

Achetée recemment en FAV 2009 et au vu des commentaires des sieurs Betanne et Desseauve, je n’hésite pas à ouvrir cette bouteille (apogée 2009-2012 au guide B&D). PLein d’enthousiasme, je débouche donc cette bouteille de corbières qui est par ailleurs très belle: je ne sais pas qui à fait leur « créa » étiquettes mais perso, j’adore… simple, tendance, efficace et beau !

La bouteille: Robe intense d’un grenat foncé avec des reflets pourpres. Nez puissant et  complexe, un peu confituré style grenadine (mûre, cerise ++) avec des notes de fruits rouges très présentes apportant une touche d’acidité (groseille, framboise ?); belles notes d’épices avec , j’ai trouvé sur la finale, des notes animales. En bouche, l’attaque est franche et opulente, gros tannins très serrés et notes de fruits bien mûrs; au départ, cela m’a fait penser à un Villa Mina 2004 gouté récemment (coteaux d’Aix en Provence) qui, en 2007/2008 se goutait très mal et qui se révélait enfin cette année. Je retrouve donc ici cette impression de tannins très serrés et de bouche très/trop imposante relayées par des notes de garrigue et une amertume certaine en finale… Je me suis dit sur le moment: « ouahh, ca envoie la purée ce Corbières mais c’est plus dans la rudesse que dans la finesse ». Bref, moitié convaincu pour tout dire. Je décide donc de laisser le vin tranquille 24 heures pour y revenir le lendemain soir… J’ai bien fait… 24 heures d’aération et voila notre marquise de Pompadour transformée en princesse de Pompadour. Ce soir, c’est rondeur et texture soyeuse en bouche: toujours ces notes de fruits bien mûrs et cette finale vanille/café mais dieu que c’est bon !
Corbières dégusté avec des brochettes yakitori/riz blanc – très bel accord entre la puissance du vin et le coté caramel/sucré des brochettes, le riz faisant le liant entre les deux… la Régalade !

En conclusion, une bouteille à l’excellent rapport Q/P mais qui, au choix, doit être carafé bien à l’avance, voir la veille, ou bien être attendu sagement en cave (option que je vais prendre pour les 3 survivantes); en tout cas, 2009 pour un début de dégustation me semble bien prématuré, surtout lorsque l’on connait la beauté de ce millésime.
A regouter dans 1/2 ans. A bientôt pour la dégustation de leur « Grande cuvée » 2007.

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